déc 10

En écho à un billet de Lyonel, un peu de nostalgie avec un autre extrait de “la Soupe” qui se cachait dans un recoin de mon pc, intitulé fort joliment “le coup de Grison”.

Rêvons avec notre champion Vert qu’il puisse se produire un “coup de Vaudois” tout bientôt… après tout, il y a une année, la partie s’annonçait fort mal emmanchée !

Edit 13h00 : Et M!!! Où sont les froussards qui ont fait échouer la “conspiration” d’un cheveu ?

 
 Le Coup de Grison (La Soupe, 19 décembre 2007): Play Now | Play in Popup

écrit par zozieau \\ tags: , , , , , , , ,

nov 25

Il y a quelques semaines, j’avais déjà commis un billet sur l’objet qui est devenu le plus passionnel des votations de dimanche prochain. De tous les arguments pour ou contre qui fleurissent un peu partout, le meilleur avis que j’aie trouvé depuis lors est un édito de Michael Rodriguez dans le Courrier, et c’est bien désenchantée que j’ai griffoné un oui à l’endroit qui convient, puis déposé mon enveloppe dans l’urne de Chauderon.

Mon désenchantement avait pourtant pris un sacré coup - mais pas au point de changer mon vote - lors de la séance du conseil communal du 7 octobre, où un collègue s’est vu brutalement couper la parole, au motif de ces quelques vers :

Foin du triste Bunker… Pauvre MBA, sonnet

Foin du triste bunker, sinistre à maints égards
Dont l’illégalité est pour tous avérée
Et qui obstruerait une vue aérée.
Je préfère en la ville offrir à leurs regards

Ces tableaux attirant les amoureux de l’art.
Car mettre en la cité ces œuvres révérées
Plutôt que de les voir, par l’eau, déshonorées,
C’est leur donner abri plutôt que, de Lothar,

Encourir la fureur ou devoir, du soleil,
Protéger leurs couleurs pour des coûts sans pareils.
Votez NON ! Car Rumine et tout son voisinage

Sont le lieu idéal pour la fondation Planque
Qui devrait préférer que ses tableaux l’on planque
Loin du lac où le risque est grand qu’ils s’endommagent…

Certes, à la tribune, nous sommes censés rester dans le domaine de la politique communale, ce qui était au départ le cas puisque nous traitions de postulats relatifs à Bellerive. Mais l’occasion fait le larron pour qui sait la prendre, et des “débordements” se produisent souvent, qui se soldent la plupart du temps par de petits coups de griffe, applaudissements, brouaha ou rappels à observer peu plus de tenue. C’est dans l’ordre normal des choses. Qu’un orateur se fasse brutalement couper la parole, sans plusieurs demandes préalables de s’abstenir de faire du hors sujet, cela m’était inconnu jusqu’alors. Et quand le poète s’appelle Pierre Santschi, président de “Pas au bord du lac”, alors que le président du conseil arbore fièrement le badge rose du “Oui au musée”, cela passe mal sur le moment. Mais à la séance suivante, la publicité fleurit toujours l’assemblée.

Mes globules broyards se sont agités furieusement quelques jours plus tard en lisant les réactions du directeur qui aimerait bien des nouveaux locaux à un billet d’Alain Hubler relevant malicieusement qu’un des tableaux présentés dans la brochure d’information des partisans de Bellerive n’était pas si caché que cela. Si on veut promouvoir l’oeuvre d’Eugène Burnand, pourquoi ne pas inciter le public à se rendre à Moudon plutôt que de prévoir éventuellement une exposition temporaire à Lausanne, comme le propose B. Fibicher pris à défaut ? Si on veut réunir tous les Vaudois autour de ce projet, cela ne me semble pas vraiment être la bonne méthode. Le marketing a certainements ses raisons que ma raison ignore…

Et tout récemment, Yvette Jaggi sur le site de Domaine Public  ne daigne donner aucun argument en faveur du projet - peut-être estime-t-elle que 24 Heures et l’Etat de Vaud le font assez, qui sait ? - mais se livre à un mitraillage en règle des opposants. Rien à voir avec la petite pique qu’elle avait lancée lors des dernières élections cantonales qui avait suscité la désapprobation, justifiée à mon goût, d’un membre de son propre parti, mais faisant partie d’une population qu’elle ne semble guère porter dans son coeur : les blogueurs !

Il reste quatre jours avant l’échéance finale. A quoi doit-on encore s’attendre de la part des “Oui au Musée” en direction des opposants qui n’ont, faut-il le rappeler, que peu de moyens pour se faire connaître sur tout le territoire cantonal ? Font-il si peur que cela, ou est-ce l’idée d’un résultat négatif qui effraie tant ?

Une chose est sûre en tout cas, dans ces conditions, je regrette de plus en plus de ne pas avoir choisi de m’abstenir de voter sur cet objet, ce pour une question de forme plus hideuse que les projections supposées de Bellerive ou de la Riponne, et non de fond. 

 

 

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mar 29

Avec un sujet intitulé “aide sociale, la chasse aux fraudeurs“, tourné à Lausanne par une équipe de Temps Présent, il va de soi que hier soir, j’étais devant la boîte à images pour visionner cette émission de la TSR. Avec, je l’admets, plein d’apriori négatifs, que j’étais prête pourtant à abandonner si la démarche avait été destinée à engager quelques utiles réflexions, ou présenter un peu mieux les conditions d’attribution de l’aide sociale, qui sont souvent méconnues. Hélas…

Ce reportage ne va pas manquer d’attiser des ressentiments à l’égard de la population étrangère. Flouter les visages est une chose, laisser aux personnes leurs accents respectifs en est une autre.  Sur le forum de l’émission , des interventions telles que celle-ci :

Ce qui m’a choquée dans cette émission, c’est qu’il ne s’agissait quasiment que d’étrangers et jeunes apparemment, et cela je trouve encore plus punissable que s’il s’agit d’un Suisse. C’est inadmissible de profiter de nos structures, donc rien que pour cela, je pense qu’il faut agir.

sont minoritaires, mais quid des discussions dans les foyers, qui alimenteront encore un racisme ambiant dont un certain parti fait ses choux gras ?

Une autre sous-entendu dérangeant est que, par “angélisme” (gauchisant bien sûr), il faudrait ne pas faire de contrôles. Or, à ma connaissance, aucun politicien ne s’est risqué à demander que l’on supprime les mesures de contrôle prévues par les procédures des services sociaux. Et d’ailleurs,  comment ne pas être d’accord pour enquêter sur des proxénètes ou des fraudeurs au double domicile, tels que ceux présentés par la TSR ?

Le problème est que, du moins à mon sens, ce genre d’enquête devrait être mené par la police, qui connaît certainement mieux et surtout est plus armée, au sens propre et figuré, pour faire face aux milieux de la prostitution et de la petite criminalité. Que se passera-t-il lorsqu’il arrivera un jour quelque chose à l’un de ces enquêteurs (ce que je ne souhaite pas) ? Cela sera encore la faute à la gauche angélique ?

D’un autre côté, ces enquêteurs admettent leur statut un peu bizarre. S’ils ont la légitimation nécessaire, ils ne sont toutefois pas policiers, et jouent sur ce flou. Si j’ai bien compris, rien n’oblige à les faire rentrer dans un domicile à sept heures du matin, où à les renseigner sur les activités de son voisin. Il serait donc possible de mieux diffuser ces informations pour contrebalancer les effets de ce reportage sur nombre de citoyens ayant la dénonciation rancunière facile. Serait-ce d’ailleurs grâce à l’un d’entre eux que l’on a “pincé” cette personne vendant quelques objets à la sauvette pour de maigres gains, qui a ému tout de même quelques spectateurs?

A cela s’ajoute la fameuse procuration générale que tout demandeur d’aide doit systématiquement signer depuis début 2008, qui autorise à consulter tout et n’importe quelles données derrière son dos. La pétition déposée par des assistants sociaux et l’ADC informant sur l’utilité toute relative de cette mesure, hormis que de signaler aux requérants qu’ils sont des fraudeurs en puissance, n’a visiblement eu aucun effet.

Et tout ça pour le bien de braves nécessiteux honnêtes, auxquels personne n’a demandé un avis, motif le plus souvent pris que si on ne fait rien, les montants consacrés au social risqueraient de baisser, ce qui justifierait les actions de ces flics non-flics. La belle affaire… Tout ces donneurs de leçons oublient très opportunément que les normes CSIAS sur lesquelles s’appuient les Cantons, ont été revues à la baisse en 2005 (cf un résumé du Courrier portant sur le Canton de Genève), et qu’il n’est pour l’instant nullement question de corriger le tir, ou encore que l’aide sociale n’est pas indexée au coût de la vie.

D’ailleurs, gageons que lors des futurs débats du Grand Conseil concernant les bénéfices des comptes cantonaux, s’il se trouve un malheureux député pour oser demander à ce que l’on valorise les montants accordés par l’aide sociale, ne serait-ce que de CHF. 20.- par enfant,  il n’obtiendra jamais une majorité pour que l’on fasse droit à ce souhait légitime.

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