Musant sur le site du Courrier, grâce au flux RSS fort pratique, quelle n’a pas été ma surprise de lire dans deux articles en accès libre du 18 février que :
Pour leur part, les autorités des cantons de Vaud, Valais et Neuchâtel prennent tout de même des mesures concrètes. Elles offrent les moyens aux automobilistes de prendre les transports publics à très bas prix ou même gratuitement. Des mesures qui incitent ceux-ci à abandonner, au moins momentanément, leurs machines à polluer.
et encore plus précisément :
Et effectivement, des mesures ont été prises au Valais, en Vaud et à Neuchâtel. En plus de laver à grandes eaux ses rues, Lausanne a instauré l’accès gratuit aux transport en commun aux automobilistes pour les inciter à laisser leur voiture au garage.
Etant jusqu’à ce moment dans l’ignorance de cette nouvelle, et mon calendrier n’affichant pas la date du premier avril, je suis donc allée à la pêche aux informations, qui s’est révélée fort instructive.
Sur le site de la Ville, rien en première page. Il faut fouiller dans les archives des communiqués pour tomber sur l’annonce du lavage des rues à grande eau. Rien de plus.
Sur le site des TL, aucun renseignement dans ce sens.
Et rien entendu lors de l’”après-conseil” de mardi. Pourtant, on a un peu parlé de la gratuité des transports publics…
Plus d’informations par contre chez Sandro Minimo, qui a regardé Infrarouge hier soir, et qui ne nous donne que peu d’espoir quant à l’instauration de mesures restrictives pour l’homo voituricus, qui d’ailleurs s’époumone en commentaires. Il paraît d’ailleurs que nous aurions un Municipal qui ne serait pas tellement pour… bref, il faudra que je complète mon retard télévisuel.
Enfin, sur le site du Canton, rien hormis les impossibles recommandations de jeudi dernier. Rien non plus dans les communiqués de presse. Edit deux heures plus tard : réfléchissant encore au pourquoi du comment des affirmations du Courrier, dont les journalistes n’ont point pour habitude de pipoter dans le vide, je lance une recherche avec les termes “carte grise transports publics gratuits”, et trouve enfin une directive sur le “rayon de validité de la carte grise“, non datée, bien enfouie sur les pages du service de la mobilité. La même recherche retourne aussi un billet du blog de François Marthaler précisant que cette opération a été conduite sur l’hiver 2006-2007, mais non sa pérennité. Or, de toute façon, si la valeur limite du taux de PM10 a été allegrement dépassée ces derniers jours, la moyenne n’aurait juste pas été assez élevée pour prendre les mesures définies par le seuil d’intervention 1.
En attendant, je suppose qu’à moins que ce cadeau aux automobilistes ait été sciemment caché, ce scoop du Courrier relève plus du rêve d’opérette que d’une réalité dans un futur proche. Que les Genevois se consolent, à Lausanne, nous sommes dans la même situation qu’eux (même si le mouchard indique une forte chute du taux de PM10, en raison probablement de la pluie) !
Edit (tardif) du 11 mars 2008 :
- La mesure “carte grise” a bel et bien été reconduite. J’ai dû passer devant le lien qui va bien 100 fois sans le voir.
- Le Courrier a paraît-il publié un rectificatif précisant qu’on ne pouvait pas encore utiliser gratuitement les TP lausannois avec sa carte grise (le taux de pollution n’étant pas assez élevé) . Que je n’ai pas lu car il ne figure pas sur le site internet, et j’ai oublié d’acheter le journal le jour de la parution…
écrit par zozieau
\\ tags: Genève, homo voituricus, Lausanne, particules fines, péage urbain, pollution
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