… ce que nous rappelle Greenpeace France, avec quelques clins d’oeil malicieux.
Vous aimez les fruits et légumes de saison ? Vous déplorez de ne pas savoir si c’est le printemps ou l’hiver lorsque vous faites votre choix dans les rayons du super-marché ? Vous préférez consommer local ? Vous êtes sensibles aux conditions de travail de ceux qui travaillent dans les cultures maraîchères de certains pays ? Vous voulez promouvoir le développement durable ?
Alors, vous aurez l’occasion de le faire savoir en signant ce manifeste…
Le fait de n’avoir aucun permis de conduire n’a jamais été un problème… jusqu’à ce qu’en 2003, je me retrouve en recherche d’emploi.
Certes, je me doutais que l’absence de bleu était susceptible de me priver de certaines opportunités d’embauche, mais pas autant que ce que je pensais. En effet, contrairement à ce que certains s’imaginent, je suis mobile. Je sais naturellement utiliser les horaires de transports publics helvètes, j’ai un abonnement demi-tarif et même, depuis quelques mois, un fringant coursier avec auquel je trotte sur les rues de Lausanne et sa banlieue. Et comme il est hors de question que je passe ce fichu permis (à l’instar de Marie, j’ai aussi fait un essai il y a longtemps, et je pense qu’il est plus raisonnable d’écouter ma peur que de tenter de la dompter en risquant d ‘être dangereuse pour autrui), il a bien fallu prendre les armes pour essayer de convaincre d’éventuels futurs employeurs.
Et quelles armes ? Tout simplement celles du plan de mobilité dont j’ai eu l’occasion de bénéficier (pour les employés écologiquement corrects, ces mesures ne sont que bénéfice, du moins jusqu’à l’introduction des nouveaux certificats de salaire) et dont j’ai bien intégré les avantages structurels. Baisse des notes de frais, meilleure gestion du temps, exemple à suivre en cas de hausse subite de l’essence, etc. etc. Je peux être intarissable sur la question !
Sauf que… lorsque un plan de mobilité est proposé imposé à titre individuel, c’est loin d’être aussi sexy que le sympathique concours de l’Etat de Vaud. Que répondre en effet à un futur employeur dont on peut subodorer qu’il doit être dans les mêmes dispositions qu’une mienne amie qui me disait récemment : “oh, c’est vrai, je ne me pose pas de question quand je dois aller de Lausanne à Prilly, je descends au garage prendre ma voiture et je pars… même si théoriquement, je pourrais emprunter bus et/ou LEB”, qui vous explique que vous devrez vous rendre à Yverdon ou à Leysin, et qui n’a pas l’air de comprendre que je n’y voie pas de problème ?

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