C’est un commentaire laissé sur le blog de L. Kaufmann qui m’a fait ressortir de l’ombre ce texte écrit il y a… neuf ans pour ma page personnelle.
Quoi de neuf aujourd’hui ? Je contrôle toujours que mes bidouillages ne rendent pas ce blog trop illisible sous Safari, Opera, Firefox, Konkeror ou… Explorer. Bidouillages que je fais à la main. Le HTML est abandonné au profit des feuilles de style et surtout Wordpress travaille tout seul à faire tourner php qui demeure encore quelque chose d’obscur pour ma petite personne. Enfin, je n’ai plus d’idées sur des brouillons en vrac dans mon sac; ils sont convenablement enregistrés là où il le faut…
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C’est bien joli de dire qu’on pourrait créer un site, mais une fois en pratique, la réalité est autre.
Prenons déjà la conception en elle-même. En principe, vu que tu fais partie de la troupe des zinformaticiens barbus, cela devrait te poser moins de problèmes qu’à moi qui ai dû apprendre toute seule les subtilités du HTML. Bien sûr, il existe des tas de logiciels qui font tout tout seul à ta place; j’en ai d’ailleurs eu un certain nombre d’exemplaires démos ou freeware sur mon Mac puis sur mon PC sans avoir pu encore à ce jour déterminer lequel me convenait le mieux. Je sais aussi que ceux qui jouent dans la cour des grands les méprisent, leur préférant des éditeurs de texte, mais franchement, ça m’emm**** d’avoir à taper toutes les balises à la main.
En plus, le HTML change tout le temps : tu sais jamais que choisir. Faut faire attention pour que tel ou tel utilisateur de tel browser ne soit pas prétérité par rapport aux autres, ou qu’il voie une mise en page franchement pas géniale alors que chez toi elle est superbe. Bref, pour satisfaire tout le monde, faut bosser avec une liste longue comme un jour sans pain à la main. Et je passe sur tous les dessins qui bougent, les fabuleuses applets qui fonctionnent une fois sur trois tout comme les formulaires, les gadgets ou nom du style java-script (sur lequel il faudra certainement hélas que je me plonge un jour, à moins qu’il ne menace de tomber aux oubliettes dans les six prochains mois). La solution : du texte, du texte, rien que du texte sans fioriture, mais paraît que c’est pas vraiment accrocheur sauf pour ceux qui sont vraiment intéressés par le sujet.
Passons maintenant au principal : le contenu. Le plus facile, c’est de faire un site vitrine exposant en deux temps trois mouvements qui quand quoi où comment. Ca permet au moins d’exhiber fièrement son http:// en signature des mails ou sur des cartes de visite, mais ça ne garantit pas un nombre élevé de visites.
Il est loisible de mettre plein de rubriques pointant sur des pages affichant : en travaux. Personnellement, ça m’énerve un maximum quand je vois ça ailleurs, alors j’évite. Ce qui ne veut pas dire que rien ne bouge : il y a plein de pages plus ou moins à moitié faites qui traînent sur mon disque dur et que je n’ai pas encore eu le courage d’achever ou de poster, comme par exemple la sacro-sainte-traditionnelle liste de liens ou mon guide de compréhension facile des assurances sociales suisses que j’ai développé tant à mon travail qu’à mes cours, sans oublier une pile de vieilles photos à passer au scanner et logiciel de retouche, et des bouts de papiers avec quelques idées sous mon clavier ou dans mon sac-à-main. Ce sont les inconvénients à écrire ses textes sans aide aucune : parfois je me dis que pomper sur d’autres me simplifierait la vie. Mais c’est un choix…
Des ajouts perpétuels (pour lesquels on n’omettra pas d’indiquer une date de mise à jour) ont une bonne chance de t’apporter des visiteurs qui se manifesteront parfois ou souvent par un petit commentaire. Ceux qui me sont adressés parfois me donnent de quoi me gratter la tête, comme le tenancier d’ un site ultra-catho-réac me demandant s’il pouvait y placer un lien sur ma page, celui qui m’envoie des photos de Play-Boy pensant qu’elles pourront avantageusement remplacer ce que j’estime être mon plus joli profil. D’autres me donnent des suggestions auxquelles je n’arrive pas à donner suite, ou mieux encore signalent mes photes d’aurtaugrafe (merci !) que je ne prends jamais le temps de corriger (honte à moi !). Et mea culpa aussi pour tous ceux si sympathiques auxquels j’oublie de répondre : les journées n’ont que 24 heures dont 8 au boulot et 7 de sommeil pour une webmistress !!!
écrit par zozieau
\\ tags: bidouillage, html, internet, web
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