Une fois le préavis 2006/66 annoncé, les attaques directes ou indirectes n’ont pas manqué. Comme par exemple celle de Claude-Alain Voiblet vociférant à la tribune du conseil communal que la majorité rose rouge verte donnait finalement de la drogue à ces personnes (les marginaux de la Riponne) et entretenaient leur situation.
Plus proche, et probablement involontaire, un dessin de Raymond Bürki. Etonnant mais véridique. Pourtant, comme d’autres partisans du dispositif municipal, j’ai bien ri lorsque en mai 2007, il a croqué Silvia Zamora et Jean-Christophe Bourquin en tenanciers de bar, cuillers en évidence sur le comptoir et seringues suspendues au-dessus. L’ennui, c’est qu’il a marqué des gens que nous croisons dans la rue ou ailleurs, qui croient que le local sera un lieu de distribution d’héroïne, comme il en existe d’ailleurs quelques uns en Suisse. Croyances probablement surtout dues aux arguments des opposants au local qui jouent sur les sous-entendus.
Cela étant, dans le cadre de la campagne, il s’avère indispensable aujourd’hui de rappeler à chaque Lausannoise et Lausannois que :
NON, IL NE SERA PAS PROCEDE A DES DISTRIBUTIONS DE DROGUE AU LOCAL D’INJECTION,
et tous ceux qui disent ou sous-entendent le contraire sont des menteurs !
Et si vous en êtes persuadés, ce que j’espère, vous pouvez aller lire des réponses instructives à des remarques telles que “un lieu de consommation attire les dealers”, “l’implantation d’un local d’injection a pour effet de sacrifier un quartier”, “un local d’injection, c’est un encouragement à se piquer” ou encore “un local d’injection, c’est sciemment le toxicomane dans sa dépendance”, concoctées par l’équipe de Première Ligne, qui gère le local d’injection genevois, le Quai 9.
En effet, si Genève n’est pas devenue “Dope City” depuis l’ouverture du Quai 9, il n’a aucune raison pour que cela ne soit pas pareil à Lausanne !
écrit par zozieau
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