fév 09

En cherchant des photos pour agrémenter la prochaine nouvelle mouture de mes pages sur Gilles, j’ai trouvé…

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fév 27

Voici un texte écrit pour je ne sais plus quelle occasion, en octobre 1996. Ironie du sort, je ne savais pas alors qu’il présenterait quelques similitudes avec ma situation personnelle dix ans plus tard.

D’ailleurs, je pourrais le réactualiser et offrir mes services en tant que rédactrice blogueuse aux partis politiques. Comme je manie très bien le pastiche et qu’avec ma culture et ma formation (pour une fois que ma licence serait utile à quelque chose), écrire en style udc ou popiste ne me poserait pas de difficultés majeures, et qu’à droite, comme à gauche ou au centre, les blogs politiques c’est pas vraiment ça (à part une ou deux exceptions comme de bien entendu), je pourrais certainement gagner quelques francs d’ici aux élections fédérales. Il faudra que j’y pense…

Messieurs,

Je me réfère à votre courrier du xx.xx.xx. dans lequel vous m’informez que vous n’avez pu retenir ma candidature pour les divers postes de présidents de partis politiques dans le cadre de la mise au concours émanant du Conseil Fédéral dans le but de remédier à l’incurie politique actuelle, et pour laquelle vous avez été mandatés.

Permettez-moi tout d’abord d’apporter quelques précisions sur mon curriculum vitae.

Fils d’agriculteur, il était tout naturel que je m’intéresse aussi à ce noble métier. A l’âge de quinze ans, j’ai donc entrepris un apprentissage de paysan, et ai obtenu le CFC avec succès. En parallèle toutefois, il m’a semblé utile de parfaire ma culture générale et ai passé les examens de la maturité fédérale en suivant des cours du soir. Grand bien m’en a pris car à l’époque déjà, l’avenir de l’exploitation familiale se profilait sous de sombre perspectives et je ne sais pas si j’aurais pu en y restant obtenir un revenu décent pour vivre, même en travaillant soixante heures par semaine comme c’est le cas en moyenne.

J’ai donc fait un tour de quelques années dans les grandes écoles, histoire de récolter un diplôme d’ingénieur en informatique, mâtiné d’un complément HEC. Avec un ami, nous nous sommes lancés dans la création d’une entreprise dans le domaine de l’électronique. Mais pour trouver des fonds, nous avons dû ouvrir notre capital, la société a été cotée en bourse, et bien que nous ayons mis au point quelques innovations qui sont aujourd’hui commercialisées et qui rapportent gros, nous nous sommes faits licencier pour motifs économiques quand notre talent n’a plus été rentable.

Echaudé par cet échec, j’ai quitté la Suisse pendant deux ans pour voyager un peu partout dans le monde : j’avais vraiment besoin d’oublier la façon dont je m’étais fait gruger par mes soi disant associés. J’en ai par contre profité pour parfaire les langues étrangères : j’en maîtrise quatre à la perfection, et je continue aujourd’hui avec l’étude du suisse-allemand.

De retour au pays, après avoir quelque peu peiné à retrouver une activité, je me suis fait engager dans une administration cantonale en tant qu’informaticien. Outre tous les multiples aléas politiques qui ont jalonné mon travail (j’étais chargé de veiller entre autres à la parfaite coordinations des achats entre les services), mon salaire non seulement ne s’est jamais fait réindexer en quatre ans, mais s’est vu amputer de quelques centaines de francs, ce qui a motivé mon activité syndicale pour défendre mes droits et celui de mes collègues. Cela doit être pour cette raison que mon contrat de droit privé n’a pas été renouvelé.

Au vu de ce qui précède, j’estime donc pouvoir être à même de remplir honorablement la fonction de Président de parti, qu’il s’agisse de la Lega, des Radicaux ou des Popistes. J’ai dès lors peine à comprendre votre refus de prendre ma candidature en compte, motif pris que je suis trop jeune et sans expérience à 40 ans pour faire de la politique. A cet égard, je puis vous fournir un dossier complet de tous les refus que j’ai reçus ces deux dernières années, mentionnant exactement le contraire. Serait-ce à cause de mes prétentions de salaire trop élevées (frs. 3′500.- pour rappel) ?

Si tel est le cas, je suis prêt à les négocier à la baisse. En effet, je vous rappelle que cela fait trois ans que je suis sans emploi, donc partant qu’après avoir épuisé les indemnités de l’assurance-chômage, j’arrive au bout de mon droit à l’aide sociale, et impossible de me faire engager en tant que vendeur à l’appel dans une grande chaîne de magasins, ni d’obtenir une subvention quelconque me permettant d’acheter un nouveau PC (le mien est actuellement hors d’usage), afin d’essayer de monter une affaire sur les autoroutes de l’information. J’ose espérer que ces quelques lignes contribueront à vous faire revenir sur cette décision ou tout du moins vous inciterons à vouloir me rencontrer pour que nous puissions discuter de cette perspective d’embauche.

Dans l’attente de vos nouvelles, etc. etc…

Octobre 1996

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jan 24

C’est un commentaire laissé sur le blog de L. Kaufmann qui m’a fait ressortir de l’ombre ce texte écrit il y a… neuf ans pour ma page personnelle.

Quoi de neuf aujourd’hui ? Je contrôle toujours que mes bidouillages ne rendent pas ce blog trop illisible sous Safari, Opera, Firefox, Konkeror ou… Explorer. Bidouillages que je fais à la main. Le HTML est abandonné au profit des feuilles de style et surtout Wordpress travaille tout seul à faire tourner php qui demeure encore quelque chose d’obscur pour ma petite personne. Enfin, je n’ai plus d’idées sur des brouillons en vrac dans mon sac; ils sont convenablement enregistrés là où il le faut…

***

C’est bien joli de dire qu’on pourrait créer un site, mais une fois en pratique, la réalité est autre.

Prenons déjà la conception en elle-même. En principe, vu que tu fais partie de la troupe des zinformaticiens barbus, cela devrait te poser moins de problèmes qu’à moi qui ai dû apprendre toute seule les subtilités du HTML. Bien sûr, il existe des tas de logiciels qui font tout tout seul à ta place; j’en ai d’ailleurs eu un certain nombre d’exemplaires démos ou freeware sur mon Mac puis sur mon PC sans avoir pu encore à ce jour déterminer lequel me convenait le mieux. Je sais aussi que ceux qui jouent dans la cour des grands les méprisent, leur préférant des éditeurs de texte, mais franchement, ça m’emm**** d’avoir à taper toutes les balises à la main.

En plus, le HTML change tout le temps : tu sais jamais que choisir. Faut faire attention pour que tel ou tel utilisateur de tel browser ne soit pas prétérité par rapport aux autres, ou qu’il voie une mise en page franchement pas géniale alors que chez toi elle est superbe. Bref, pour satisfaire tout le monde, faut bosser avec une liste longue comme un jour sans pain à la main. Et je passe sur tous les dessins qui bougent, les fabuleuses applets qui fonctionnent une fois sur trois tout comme les formulaires, les gadgets ou nom du style java-script (sur lequel il faudra certainement hélas que je me plonge un jour, à moins qu’il ne menace de tomber aux oubliettes dans les six prochains mois). La solution : du texte, du texte, rien que du texte sans fioriture, mais paraît que c’est pas vraiment accrocheur sauf pour ceux qui sont vraiment intéressés par le sujet.

Passons maintenant au principal : le contenu. Le plus facile, c’est de faire un site vitrine exposant en deux temps trois mouvements qui quand quoi où comment. Ca permet au moins d’exhiber fièrement son http:// en signature des mails ou sur des cartes de visite, mais ça ne garantit pas un nombre élevé de visites.

Il est loisible de mettre plein de rubriques pointant sur des pages affichant : en travaux. Personnellement, ça m’énerve un maximum quand je vois ça ailleurs, alors j’évite. Ce qui ne veut pas dire que rien ne bouge : il y a plein de pages plus ou moins à moitié faites qui traînent sur mon disque dur et que je n’ai pas encore eu le courage d’achever ou de poster, comme par exemple la sacro-sainte-traditionnelle liste de liens ou mon guide de compréhension facile des assurances sociales suisses que j’ai développé tant à mon travail qu’à mes cours, sans oublier une pile de vieilles photos à passer au scanner et logiciel de retouche, et des bouts de papiers avec quelques idées sous mon clavier ou dans mon sac-à-main. Ce sont les inconvénients à écrire ses textes sans aide aucune : parfois je me dis que pomper sur d’autres me simplifierait la vie. Mais c’est un choix…

Des ajouts perpétuels (pour lesquels on n’omettra pas d’indiquer une date de mise à jour) ont une bonne chance de t’apporter des visiteurs qui se manifesteront parfois ou souvent par un petit commentaire. Ceux qui me sont adressés parfois me donnent de quoi me gratter la tête, comme le tenancier d’ un site ultra-catho-réac me demandant s’il pouvait y placer un lien sur ma page, celui qui m’envoie des photos de Play-Boy pensant qu’elles pourront avantageusement remplacer ce que j’estime être mon plus joli profil. D’autres me donnent des suggestions auxquelles je n’arrive pas à donner suite, ou mieux encore signalent mes photes d’aurtaugrafe (merci !) que je ne prends jamais le temps de corriger (honte à moi !). Et mea culpa aussi pour tous ceux si sympathiques auxquels j’oublie de répondre : les journées n’ont que 24 heures dont 8 au boulot et 7 de sommeil pour une webmistress !!!

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