Il y a peu, je commentais un billet de Marie racontant ses derniers et durs déboires de chercheuse d’emploi avec une certaine arrière-pensée : encore une place de numéro deux qui s’annonce hélas.
En effet, quelques jours auparavant, entretien d’embauche pour un poste qui correspond exactement à ce que je souhaite, ce qui est tout de même assez rare. Cheffe et éventuelles futures collègues sont ouvertes et sympathiques, la discussion est constructive, j’en fais peut-être un poil trop dans le genre “je suis super motivée”, mais pour une fois, je n’ai vraiment pas besoin de me forcer. Et ça a l’air de passer…
Alors, de retour à la maison, je commence à rechercher tout ce qui n’a pas pu aller. Une façon comme une autre de me prémunir contre une chute trop violente. Un courriel reçu conforte encore sentiments et impressions mitigées, jusqu’à une lettre m’expliquant en substance qu’ils avaient eu beaucoup de mal à se décider, que j’étais quelqu’un de très bien, mais que je n’avais pas été choisie, au profil de quelqu’un qui rentrait un peu mieux dans les cases (ah, ma formation et mes expériences…), qu’on gardait mon dossier au cas où… en bref, un classique du genre, qui donne d’autant plus de regrets que le ton a l’air sincère. Ca, c’était mardi. Affaire donc classée comme je m’y attendais.
Sauf que, le lendemain, téléphone. On s’enquiert si j’ai reçu le courrier, on m’explique un peu le pourquoi du choix et des hésitations pour terminer par me dire que, finalement le numéro un a trouvé mieux ailleurs et que si je le veux toujours, le job est pour moi. Ouch…
Ce matin donc, pour la première fois depuis… euh… je ne sais pas, je me suis offert le luxe de ne pas ouvrir le supplément emploi du 24 Heures. Ce qui m’a mis de très bonne humeur pour me rendre à ma future place afin de remplir divers papiers destinés à concocter le Saint-Graal de CDI que je recevrai prochainement.
Et ça fait vraiment bizarre !










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